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Juste un blog-dépo aux couleurs de Super-Man,
Les textes merci de pas me les piquer sans demander,
et puis voilà c'est tout.

Ah nan, les coms qui ont un tout autre but que:
- m'aider à améliorer mon écriture
- critiquer mes textes pour que je les améliores
seront immédiatement supprimés.
J'ai pas besoin de vos pubs pour continuer à écrire,
Alors les chieurs et ceux qu'on rien à foutre de plus
qu'attendre en se rongeant les ongles que je leur envoie un com,
La petite [ X ] c'est en haut à droite, Merci



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# Posté le jeudi 14 août 2008 11:27

T0ut Effacer -- T0ut Réécrire

T0ut Effacer -- T0ut Réécrire



M0rale du début de cette hist0ire:
Les ch0ses ne s0nt pas f0rcément ce qu'0nt cr0is qu'elles s0nt...


Je m'appelle Kiara, et j'ai 17 ans. J'ai partagé 13 années de ma vie avec un garçon merveilleux, Yann. Nous deux, c'était plus encore qu'un frère et une soeur, c'était une sorte de lien fusionnel qui nous unissaient : Je devinais tout de lui, et il savait tout de moi.
Mais il y a quatre an, un mardi 4 septembre [ je m'en rappelle comme si c'était hier... ], sa mère est partie de chez son père avec lui et n'est plus jamais revenu, sans m'expliquer pourquoi avant de partir... Il m'a envoyé des lettres toutes les semaines pendant des mois, m'a appelé des centaines de fois, et a saturé ma boîte de messagerie de sms, mais je ne lui ai jamais répondu, j'étais bien trop en colère contre lui... Je n'ai jamais lu ses lettres ni ses sms, j'ai simplement gardé précieusement les lettres dans ma taie d'oreiller et supprimé ses sms par groupes de cents. Comprenez-moi; il est parti sans me dire un mot, en emportant tout mes souvenirs d'avec lui, tous mes sentiments, et je suis sûre qu'il ne reviendras pas... Je ne voulais plus lui parler, plus jamais de la vie, ni jamais entendre ses excuses, parce que savoir qu'il ne me reverrais plus était déjà trop difficile... Si c'était pour ouvrir une lettre dans la qu'elle je lirais « Excuse moi Kiara, je suis vraiment désolé mais je n'y peux vraiment rien, je ne pourrais jamais revenir mais je pense vraiment à toi... blablabla ... », non merci. Et pourtant, après quatre ans d'absence, après 1460 jours sans le voir, après 35040 heures à espérer, je vois toujours ses yeux qui pétillent et ses lèvres qui sourient lorsque je ferme les yeux.
Mais cet après-midi, je suis allée chez le père de Yann pour récupérer des affaires que son fils avait cachées et qu'il venait de retrouver au grenier. Il m'avait dit que quelques-une étaient sûrement les miennes. Alors j'ai foncé chez lui, je suis montée au grenier, où un carton m'attendait. Entassé sur 3 cm de poussière, des choses informes semblaient en dépasser dans l'obscurité... je m'approchais doucement, pris le carton à deux mains et m'éloignait à tâtons vers l'escalier, me demandant ce qui se cachait là-dedans.
Lorsque un rai de lumière éclaira le premier objet qui dépassait du carton, je poussais un cri de surprise et lâchait le carton qui s'écrasa contre la 6ème marche de l'escalier dans un grand bruit pour plaquer mes deux mains contre ma bouche... Toute notre vie tenait dans ce carton, et j'étais sûre qu'il ne serait jamais parti sans les affaires qui étaient entassées dans ce vulgaire carton râpé.

# Posté le jeudi 14 août 2008 11:40

Suite

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Là, des milliers de mots contenant nos deux écritures; tous ceux que l'on s'étaient écris durant les longues et ennuyeuses heures de cour, une chaîne en or que nous avions achetée avec l'argent de nos deux anniversaires et que l'on s'échangeait chaque semaine; nos deux noms y étaient gravés et j'étais bien placée pour dire qu'il ne l'aurait quittée pour rien au monde, ainsi que la photo de son frère. Jamais il n'aurait oublié cette photo, il avait du partir précipitamment ... Car il avait bien un frère, ou plutôt il avait eu ...
Cela s'était passé deux ans avant que Yann ne disparaisse dans la nature. C'était un beau jour de juin, et une balade a vélo était prescrite... Nous avions 11 ans, et Nathan, son petit frère, en avait 8... Nos parents nous avaient bien dis de ne surtout pas aller vers la rivière, mais il est bien connu que plus on interdit quelque chose aux enfants, plus ils ont envie de le faire... Nous avons donc été tous les trois faire un tour au skate-parc, pour s'amuser à sauter par dessus les rampes en vélo...
Là-bas, une des rampe faisait justement face à cette terrible rivière, surchargée de rapides et encore toute gorgée des giboulées de mai. Cette rampe, tout le monde la prenait sans encombre: aucun n'était assez doué pour atterrir dans la rivière, c'était bien trop loin, et puis il y avait une barrière qui arrêterai ceux qui auraient oublié de freiné après avoir atterri.
Oui mais voilà, Nathan était un sacré m'as-tu-vu, et voulait sauter le plus loin possible sur cette rampe, et pourquoi pas tomber dans cette rivière. Car il se disait que si il arrivait à le faire, tout le monde serait tellement impressionné que la belle Nathalie tomberait peut-être enfin amoureuse de lui, même si cela devait lui coûter un petit séjour dans l'eau. Alors, sous les yeux désabusés de Yann et moi, nous qui pensions qu'il ne pourrait jamais y arriver, il avait reculé jusqu'à la haie en face de la rampe, s'était élancé de toutes ses forces, avait pédalé comme jamais et avait sauter au dessus de la rampe... et avait fini par atterrir dans la rivière dans un grand plouf. Nous étions tellement irresponsables... Le courant n'était pas fort, mais c'était sans compter sur le lourd vélo de Nathan et sa nature chétive... Nous nous étions précipités sur la rive, et les seules choses que nous voyions à la surface, c'était de petites bulles d'air, le dernier souffle de vie de Nathan ...
Plus tard au commissariat, nous avions dû raconter ce qui s'était passé alors que l'on nous avait appris que Nathan était mort de noyade, resté coincé sous son vélo parce que sa poche de blouson s'était accrochée dans le guidon... Un accident tellement stupide... Si seulement il n'avait pas été aussi sûr de lui... Ce soir là, la mère de Yann avait déchiré toutes les photos qu'elle avait de Nathan, et plus personne n'en parlait... Une fois par semaine, Yann et moi allions nous allonger sur la tombe de Nathan, lui parler, en amenant parfois sa Nathalie toute en pleurs. Mais je n'y suis jamais retournée depuis. Yann avait réussi à chaparder une photo de son petit frère, et j'étais absolument sûre qu'il ne l'aurait jamais oubliée si son départ avait été prévu...



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# Posté le jeudi 14 août 2008 12:10

August, 14 th * 18h45





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Alors ce jeudi là, alors que tous ces flash de mémoire m'étaient revenus en tête, je me suis enfuis à toute vitesse en ramassant le carton et son contenu, des perles argentées roulant sur mes joues. Je déposait le carton sur mon lit, tira les lettres de ma taie d'oreiller, essuya mes larmes et commença à ouvrir la plus vieille, celle qui datait du 10 septembre d'il y avait déjà 4 ans. Lentement, j'en déchirais l'enveloppe jaunie, et je dépliais la feuille qu'elle contenait. Je reconnu à l'instant même l'écriture, et fondit une deuxième fois en larme, si bien que je ne distinguait même pas les mots à travers ce rideau épais. Je me ressaisit, et commença à lire.



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# Posté le jeudi 14 août 2008 12:47

August, 14 th * 18h54

August, 14 th  *  18h54



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«Kiara,

Je sais qu'en cet instant tu dois me haïr. Je te connais assez bien pour savoir que tu n'ouvriras peut-être jamais cette lettre, que tu la broiera certainement dans ton mixer ou que tu la laissera se consumer dans ta cheminée de rage contre moi, et à vrai dire je te comprends. Mais au cas où il te viendrai l'idée de la lire, je t'écris quand même se qui s'est passé, et tout ce que j'ai sur le coeur depuis bien trop longtemps déjà.
Ce soir là, maman et papa se sont disputés au sujet de Nathan. Tu sais que d'habitude, ils s'attribuent toujours la faute avec leurs «C'est a cause de moi, je n'aurais jamais du partir en course» et blablabla. Mais cette fois, c'était le contraire... Ils se rejetaient toujours la responsabilité, et au bout d'un quart d'heure, papa à donné une énorme gifle à maman. Alors elle est entrée dans un accès de rage terrible, à retourner toute son armoire et la mienne sans que je comprenne pourquoi sur le coup, puis est allée chercher des valises et a emporté tous ce dont on avait besoin. Elle a pris sa carte de crédit et du liquide, et elle a claqué la porte derrière nous deux après avoir informer mon père que par sa faute il ne reverrait plus jamais ses deux fils.
Je me rappelle de l'orage qui éclatait dehors, des éclairs blancs qui zébraient le ciel, et je me souviens avoir espérer que la météo l'empêcherait de m'éloigner de toi... - à cet endroit là des larmes avaient coulées, se mélangeant aux miennes qui brouillaient les mots et diluaient l'encre... - Je me rappelle aussi avoir espéré qu'aucun taxi ne nous prenne, je me rappelle combien mes vêtements étaient trempés cette nuit là, je sais aussi que j'ai repenser à la journée que nous venions de passer, et avoir eu peur que ton odeur sur moi sois diluée par la pluie...
Est-ce que tu t'en souviens, toi, de nos éclats de rires? De nos larmes versées ce jour là parce que la vie était belle? Des millions de baisers égarés par erreurs, ceux qui n'ont jamais vu le jour parce qu'on savait que l'amitié se finit souvent en amour, mais l'amour jamais en amitié? Dis, est-ce que tu te souviens?
Parce que moi, jamais je ne pourrais oublier... Oh si tu savais combien de fois j'ai eu une envie folle de t'embrasser, de rouler tous les deux sous le soleil qui nous tuerai de jalousie, de t'aimer jusqu'à en crever, de respirer ton odeur jusqu'à ce qu'elle m'en emplisse la tête et m'enivre, de te regarder jusqu'à fixer ton image sur ma rétine pour des millions d'années encore... Mais ces mots, je suis sûre que tu n'en veux pas, pas comme ça, pas maintenant, pas après que je sois parti et qu'il ne soit même pas sûr que l'on se revoit un jour.
Alors je laisse l'histoire de ma vie en suspens, je plonge mon regard dans les ténèbres pour avoir encore une image de toi comme une lueur d'espoir en attendant le jour où je te reverrais...
Oh, j'ai bien essayer de reproduire ta présence dans mes rêves, mais les rêves ne sont que des pâles imitations de la réalité... J'ai acheté ton parfum, mais l'odeur de ta peau ne s'y mélangeait pas, j'ai regardé nos photos, mais chaque ride de tes lèvres me manquaient et n'apparaissaient pas sur ces simples souvenirs de papier, j'ai essayé de pénétrer ton regard sur ces millions de petits points de couleurs, mais je n'y voyait pas ces petits points qui pétillaient dans tes grands yeux d'opales, dans cet océan où j'avais envi de me noyer...
Je suis désolé, désolé que l'on ait pas eu le courage de se dire tout cela avant... tu est à quelques centaines de kilomètres de moi, et pourtant j'ai l'impression d'être sur un autre monde...
Quand je marche seul dans la rue et que tout le monde à côté de moi m'ignore, qu'ils parlent en ne savant pas l'enfer que je vis, j'ai envie de tous leur crier de fermer leur gueules qui ne disent rien que des choses sans importance...
Je suis dans un nouveau collège, tu sais, à Paris, cette si grande ville où personne ne fait attention à ceux qui crèvent sous les ponts avec le peu de dignité qui leur reste, et mon « petit » Marseille me manque, avec son soleil et sa bonne humeur... Ici tout est aussi gris que mes pensées, et de la pluie coule sur les fenêtres de mon petit appartement au quatrième étage...
La seule chose pour laquelle je suis heureux d'être parti, c'est que je connais enfin la définition du mot «absence»...

J'aurais aimé te le murmurer dans l'oreille, tous les deux face au soleil couchant, mais la vie en a décidé autrement: Je t'aime.

Yann »



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# Posté le jeudi 14 août 2008 12:54